france solaire liquidation : concurrence chinoise et plan de relance

Panneaux solaires français et chinois sous un ciel lumineux.

Vous vous interrogez sur la liquidation de France Solaire et son lien avec la concurrence chinoise, ainsi que sur le plan de relance solaire annoncé par le gouvernement ? C’est une période complexe pour la filière photovoltaïque française. Les difficultés rencontrées par des entreprises comme Systovi, l’un des derniers producteurs nationaux de panneaux solaires, soulèvent des questions importantes sur l’avenir de la production en France. Nous allons explorer ensemble les raisons de ces fermetures, le contexte économique actuel, et les mesures envisagées pour soutenir le secteur.

Sommaire

Points Clés à Retenir

  • La liquidation de Systovi, un producteur français de panneaux solaires, met en lumière l’impact dévastateur de la concurrence chinoise, dont les prix sont considérablement plus bas.
  • Malgré un chiffre d’affaires honorable et des investissements dans l’outil de production, Systovi n’a pas réussi à trouver de repreneur, faute de perspectives claires et de mesures de protection suffisantes pour l’industrie européenne.
  • Cette fermeture survient alors que le gouvernement français a lancé un plan pour accélérer le déploiement du solaire, mais le retard accumulé et la fragilité de la production nationale rendent l’atteinte des objectifs plus difficile.
  • Des mesures européennes, comme le Net-Zero Industry Act, visent à instaurer des barrières à l’entrée pour les produits chinois, mais leur mise en œuvre tardive pourrait ne pas suffire à sauver les entreprises françaises déjà en difficulté.
  • L’échec de la reprise de Photowatt par Carbon et la stratégie d’EDF montrent les difficultés chroniques du secteur, soulevant des inquiétudes quant à la souveraineté énergétique française et la nécessité d’une stratégie industrielle cohérente.

La liquidation de france solaire face à la concurrence internationale

L’impact de la concurrence chinoise sur les prix des panneaux solaires

La situation actuelle de notre industrie solaire française est particulièrement tendue, marquée par une concurrence internationale qui pèse lourdement sur les prix. Vous avez sans doute entendu parler de la liquidation de Systovi, un acteur majeur qui n’a pas pu résister. Les panneaux solaires fabriqués en Chine sont aujourd’hui proposés à des tarifs défiant toute concurrence, souvent quatre fois inférieurs à ceux des producteurs français. Cette différence de prix rend la compétition extrêmement difficile, voire impossible, pour les entreprises locales qui doivent composer avec des coûts de production plus élevés. Cette situation met en péril la capacité de la France à développer une filière solaire nationale robuste.

Les difficultés rencontrées par les producteurs français

Les producteurs français font face à des obstacles considérables. La chute rapide des prix des panneaux solaires chinois, divisés par deux en peu de temps, a créé un déséquilibre majeur. Les entreprises comme Systovi, malgré des technologies potentiellement rentables, se retrouvent victimes de ce que certains qualifient d’« attaque économique chinoise ». Le manque de perspectives réglementaires claires et de mesures de protection efficaces de la part des autorités européennes et françaises aggrave cette situation. Il est difficile de maintenir une activité quand les produits importés inondent le marché à des prix imbattables, sans que des garde-fous soient mis en place.

La nécessité de mesures de protection pour l’industrie européenne

Face à cette domination, il devient impératif de mettre en place des mesures de protection pour l’industrie européenne. Des initiatives comme le Net-Zero Industry Act visent à introduire des barrières à l’entrée, telles que la prise en compte de l’empreinte carbone des produits ou l’instauration de seuils de production européenne pour les commandes publiques. Cependant, ces mesures ne seront applicables que fin 2025, un délai qui risque d’être trop tardif pour de nombreuses entreprises françaises déjà en difficulté. Il est essentiel que des actions concrètes soient prises plus rapidement pour soutenir la filière et éviter une dépendance accrue aux importations, comme le souligne le débat sur les énergies renouvelables.

Les raisons de la cessation d’activité de Systovi

La chute des prix des panneaux solaires chinois

Systovi, l’un des derniers fabricants français de panneaux photovoltaïques, a vu son activité cesser le 17 avril dernier. Cette décision fait suite à une période de difficultés économiques croissantes, exacerbées par une concurrence internationale particulièrement agressive. L’entreprise, qui avait investi près d’un million d’euros dans son outil de production pour atteindre une capacité de 200 000 panneaux par an, se retrouve aujourd’hui dans une situation intenable. Le chiffre d’affaires de 21,5 millions d’euros réalisé en 2023 ne suffit plus à couvrir les coûts face à une chute drastique des prix sur le marché. En effet, les panneaux solaires chinois ont vu leurs prix divisés par deux depuis l’été dernier, rendant la production française quatre fois plus chère. Cette situation a créé un écart de prix insoutenable pour les producteurs locaux.

L’incapacité à trouver un repreneur

Malgré les efforts de la direction et une période de recherche active, aucune offre de reprise n’a abouti pour Systovi. Le dirigeant, Paul Toulouse, a contacté une cinquantaine d’acteurs de la filière, mais les incertitudes réglementaires et la pression concurrentielle ont dissuadé tout acquéreur potentiel. L’absence de perspectives claires concernant les mesures de protection pour l’industrie européenne a rendu la situation encore plus précaire. Les salariés, bien que conscients des difficultés, ont voté majoritairement pour la cessation d’activité, préférant cette issue à une attente incertaine d’un repreneur qui ne s’est jamais manifesté. Ce vote reflète un sentiment de déception face au manque de soutien politique et à l’absence de mesures concrètes pour protéger la filière.

Le sentiment d’un potentiel non exploité

Il ressort des témoignages que Systovi possédait une technologie de qualité et une capacité de production performante. L’entreprise avait même investi pour augmenter sa capacité de production, anticipant une croissance du marché. Cependant, le contexte économique défavorable, marqué par la domination des panneaux solaires chinois, a rendu cette montée en puissance vaine. Les salariés expriment un profond sentiment de gâchis, estimant que le potentiel de l’entreprise n’a pas pu être exploité en raison d’un manque de protection de l’industrie nationale. L’annonce récente de mesures de soutien pour les fabricants de pompes à chaleur, sans extension immédiate aux panneaux photovoltaïques, a accentué ce sentiment d’abandon. La situation de Systovi met en lumière les défis auxquels est confrontée la filière solaire française pour maintenir sa compétitivité face à la concurrence mondiale.

Le contexte du plan de relance solaire français

Vous avez sans doute entendu parler du plan de relance solaire annoncé par le gouvernement. L’idée, c’est de vraiment accélérer le déploiement de l’énergie solaire en France. Les objectifs sont assez ambitieux : on parle de doubler le rythme actuel pour atteindre 100 GW de capacité installée d’ici 2035. C’est une sacrée montée en puissance quand on sait qu’on est encore loin du compte aujourd’hui. Le souci, c’est que la France accuse un certain retard dans le développement de cette filière. On a beau avoir des objectifs élevés, la réalité de la production nationale peine à suivre le rythme. C’est là que la question de la production locale devient vraiment importante. Pour atteindre ces objectifs de 100 GW, il est prévu de mettre en service de nouvelles usines de fabrication de panneaux solaires. La disparition d’entreprises comme Systovi, dont nous avons parlé, montre bien les difficultés à bâtir une filière française ou européenne solide et compétitive. Il faut dire que la concurrence internationale, notamment chinoise, rend la tâche compliquée. Les prix des panneaux chinois sont souvent quatre fois inférieurs à ceux produits en France, ce qui rend la compétition très inégale. D’ailleurs, des discussions sont en cours au niveau européen pour mettre en place des mesures de protection, comme celles prévues dans le Net-Zero Industry Act. Ces mesures pourraient inclure des critères environnementaux ou des seuils de production européenne pour les marchés publics. Cependant, leur mise en œuvre est prévue pour fin 2025, ce qui pourrait être trop tard pour des entreprises déjà en difficulté. Il y a même eu une proposition d’amendement visant à stopper tous les projets solaires et éoliens en France en juin 2025, mais cela n’a pas été le cas ce qui s’est réellement passé. Bref, le chemin est encore long pour que la France puisse réellement compter sur sa propre production pour sa transition énergétique.

Les mesures européennes face à la domination chinoise

Panneau solaire français et panneaux solaires chinois

Face à la domination du marché par les panneaux solaires chinois, l’Union Européenne cherche à rééquilibrer la donne. Des discussions ont abouti à un accord dans le cadre du Net-Zero Industry Act. L’objectif est de mettre en place des mesures pour protéger l’industrie solaire européenne.

L’accord sur le Net-Zero Industry Act

Cet accord prévoit l’introduction de certaines barrières à l’entrée. Il s’agit notamment de prendre en compte l’empreinte carbone des produits importés. De plus, un seuil de production européenne pourrait devenir obligatoire pour les commandes publiques. Ces dispositions visent à favoriser les acteurs locaux et à encourager une production plus durable.

Les barrières à l’entrée envisagées

Les mesures envisagées incluent des critères environnementaux plus stricts pour les produits solaires. L’idée est de ne plus seulement se baser sur le prix le plus bas, mais aussi sur la manière dont les panneaux sont fabriqués. Cela pourrait inclure des exigences sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre durant la production. L’Europe et la Chine avancent dans leur coopération sur l’énergie verte, ce qui pourrait influencer ces mesures énergie verte.

Le délai de mise en œuvre des mesures de protection

Il est important de noter que ces mesures de protection ne seront applicables qu’à partir de la fin de l’année 2025. Ce délai soulève des inquiétudes quant à leur efficacité pour soutenir les entreprises françaises déjà en difficulté. Beaucoup craignent que ces protections arrivent trop tard pour éviter de nouvelles liquidations dans le secteur.

Les conséquences de la liquidation pour les salariés

L’arrêt brutal de l’activité de l’usine laisse les 87 salariés de Systovi face à un avenir incertain. Lors d’un vote, une majorité s’est prononcée en faveur de la cessation d’activité plutôt que d’espérer un repreneur. Ce choix, bien que difficile, reflète un sentiment de désillusion face à un manque de soutien politique et à une concurrence internationale jugée déloyale. Beaucoup expriment une profonde déception et un sentiment de gâchis, considérant que le potentiel de l’entreprise n’a pas été suffisamment protégé.

L’arrêt brutal de l’activité de l’usine

Les machines se sont arrêtées, marquant la fin d’une ère pour les employés. Après une période de pleine activité, la baisse a été rapide, directement liée à la chute des prix des panneaux solaires chinois. Cette situation a rendu la production française, malgré sa qualité, incapable de rivaliser sur le marché.

L’accompagnement des employés après la fermeture

Face à cette situation, les représentants du personnel ont demandé un traitement digne et respectueux pour les employés. Des mesures d’accompagnement sont nécessaires pour aider les salariés à traverser cette période difficile et à se réorienter professionnellement. Il est essentiel de mettre en place un plan social adapté pour soutenir ceux qui ont contribué au développement de l’entreprise.

Le sentiment de déception et de gâchis

Un sentiment de

L’échec de la reprise de Photowatt

Les difficultés économiques chroniques de l’entreprise

Photowatt, acteur historique dans la fabrication de panneaux solaires en France, a connu des années difficiles. Fondée en 1979, l’entreprise a été reprise par EDF Renouvelables en 2012 pour éviter une liquidation. Malgré cela, elle a continué à enregistrer des pertes importantes, souvent estimées entre 20 et 30 millions d’euros par an. Cette situation financière précaire s’explique en grande partie par la concurrence intense des fabricants asiatiques, notamment chinois, qui bénéficient de coûts de production plus bas. Ces difficultés ont rendu la recherche d’un équilibre économique un défi constant pour l’entreprise, malgré les plans de relance précédents.

L’abandon du projet de reprise par Carbon

Un espoir de relance s’était manifesté avec le projet de reprise par la start-up française Carbon. Ce projet, qui prévoyait une prise de participation symbolique d’un euro, visait à intégrer Photowatt dans une stratégie plus large de développement d’une giga-usine de panneaux solaires. Cependant, ce projet a finalement été abandonné fin 2024. Plusieurs facteurs ont contribué à cet échec, notamment un avis défavorable rendu par le Comité social et économique (CSE) de Photowatt. Les représentants du personnel avaient exprimé des doutes sur la viabilité du plan proposé par Carbon et sur sa capacité à assurer l’avenir de l’usine. Le refus d’accès au site pour des relevés techniques essentiels à la mise en place de nouvelles lignes de production a également pesé lourdement dans la décision de Carbon de se retirer. Cette situation a laissé l’avenir de l’usine et de ses employés dans une grande incertitude, accentuant le sentiment d’un potentiel gâché pour la filière solaire française.

L’impact sur l’emploi et la filière solaire française

L’échec de la reprise de Photowatt a des conséquences directes et douloureuses pour les 162 salariés concernés. La fermeture de l’usine, confirmée par EDF Renouvelables, marque la fin d’une aventure industrielle et laisse ces employés face à un avenir incertain. Les syndicats ont appelé à un accompagnement digne et respectueux des salariés, soulignant la nécessité de mesures sociales adaptées pour faire face à cette épreuve. Au-delà de l’impact humain, cette situation met en lumière les fragilités de la filière photovoltaïque européenne face à la domination des acteurs asiatiques. La disparition de Photowatt, autrefois symbole de l’ambition française dans le solaire, représente une perte pour la souveraineté énergétique du pays et accentue la dépendance aux importations. Cela pose la question fondamentale de la capacité de l’industrie européenne à se réinventer et à renforcer sa compétitivité sur la scène mondiale, un enjeu que vous pouvez suivre dans l’actualité de l’énergie.

La stratégie d’EDF face aux pertes de Photowatt

La stratégie d’EDF face aux pertes de Photowatt est un sujet complexe, marqué par des difficultés financières persistantes et un repositionnement du groupe. EDF Renouvelables, qui avait repris Photowatt en 2012 dans le but d’éviter une liquidation immédiate, voit aujourd’hui ses limites stratégiques apparaître au grand jour.

Le repositionnement d’EDF sur des segments plus compétitifs

Face à des pertes annuelles qui se chiffraient entre 20 et 30 millions d’euros, EDF Renouvelables a pris la décision difficile de fermer définitivement Photowatt. Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de l’entreprise de se concentrer sur des activités jugées plus rentables et en phase avec ses priorités stratégiques actuelles. Il s’agit d’une réorientation vers des marchés où le groupe peut mieux valoriser ses investissements et sa compétitivité, s’éloignant ainsi des segments où la concurrence internationale est particulièrement intense. Vous pouvez consulter les marchés d’exploitation du groupe EDF pour mieux comprendre ce contexte.

Les limites des plans de relance précédents

Malgré les efforts déployés depuis 2012, les différents plans de relance mis en œuvre pour Photowatt n’ont pas réussi à inverser la tendance. L’entreprise n’a jamais réussi à retrouver une trajectoire financièrement viable, notamment en raison de la pression exercée par les panneaux solaires chinois, dont les prix sont considérablement plus bas. Ces plans successifs, bien qu’ambitieux, n’ont pas suffi à surmonter les défis structurels et la concurrence mondiale acharnée.

La valorisation du site sans l’activité de production

Suite à l’échec des négociations avec un potentiel repreneur, la société Carbon, EDF Renouvelables a indiqué qu’elle chercherait à valoriser le site de Photowatt, mais pas son activité de production. Cela signifie que l’infrastructure physique pourrait être réutilisée ou vendue, mais sans garantie de maintien de l’emploi ou de poursuite de la fabrication de panneaux solaires sur place. Cette approche souligne la difficulté de maintenir une production nationale dans un secteur aussi mondialisé et compétitif.

Les leçons à tirer pour l’avenir du photovoltaïque français

Panneaux solaires sous un ciel bleu en France.

La situation actuelle de la filière photovoltaïque française, marquée par des liquidations et des difficultés de production, nous invite à une réflexion approfondie sur les stratégies futures. Il est impératif de tirer des leçons concrètes de ces échecs pour bâtir un secteur solaire national plus résilient et compétitif.

La nécessité d’une stratégie cohérente pour soutenir l’industrie nationale

Pour que le photovoltaïque français puisse prospérer, une vision claire et un soutien constant de l’État sont indispensables. Cela implique de ne pas se contenter de plans de relance ponctuels, mais de mettre en place une politique industrielle sur le long terme. Il faut anticiper les évolutions du marché mondial et adapter nos outils de production et de soutien en conséquence. Une stratégie cohérente doit intégrer la recherche, le développement, la production et l’installation, en veillant à ce que chaque maillon de la chaîne de valeur soit renforcé. Il est également crucial de mieux comprendre ce qui se dit aux industriels français face à la concurrence internationale, comme le soulignent certaines analyses sur l’importation de panneaux chinois [39ed].

La question de la souveraineté énergétique

La dépendance accrue envers les importations, notamment chinoises, pour nos besoins en panneaux solaires pose une question fondamentale de souveraineté énergétique. Si la France souhaite réellement atteindre ses objectifs de transition écologique et assurer son indépendance énergétique, elle ne peut se permettre de négliger sa capacité de production nationale. La relocalisation de la production, le soutien à l’innovation et la création d’un écosystème industriel solide sont des étapes nécessaires pour reprendre le contrôle de notre avenir énergétique.

Le renforcement de la compétitivité face aux acteurs mondiaux

Pour rivaliser avec les acteurs mondiaux, en particulier chinois, il est essentiel de renforcer la compétitivité de notre industrie. Cela passe par plusieurs leviers : l’investissement dans des technologies de pointe, l’optimisation des coûts de production, et la mise en place de mesures de protection ciblées et efficaces. L’Europe, avec des initiatives comme le Net-Zero Industry Act, commence à bouger, mais ces mesures doivent être rapidement opérationnelles et suffisamment ambitieuses pour avoir un impact réel. Il faut également encourager la formation et l’emploi qualifié pour soutenir le développement de cette filière stratégique.

L’analyse de la situation par les représentants syndicaux

Le vote pour la cessation d’activité

Face à une situation économique devenue intenable, une majorité des salariés de Systovi a voté en faveur de la cessation d’activité. Ce choix, bien que douloureux, reflète une prise de conscience collective de l’absence de perspectives viables pour l’entreprise. Le vote s’est prononcé pour la liquidation plutôt que pour un sursis d’un mois, une décision qui témoigne d’une certaine lucidité quant à la difficulté de trouver un repreneur dans le contexte actuel. Il est clair que la direction partageait ce point de vue, considérant la liquidation comme la seule issue réaliste.

Les alertes sur la situation de l’entreprise

Les représentants du personnel avaient, à maintes reprises, alerté sur la fragilité de la situation financière de Systovi. Malgré des investissements récents dans l’outil de production et la qualité reconnue des produits, l’entreprise a été submergée par la concurrence internationale, notamment chinoise. Les prix des panneaux solaires ont chuté de manière drastique, rendant la production française non compétitive. Ces alertes, malheureusement, n’ont pas été suivies d’actions concrètes de protection pour l’industrie nationale, laissant l’entreprise sans défense face à cette pression économique.

La déception face au manque de protection

Un sentiment profond de déception et de gâchis anime les salariés. Ils estiment que les promesses politiques en matière de soutien à l’industrie solaire n’ont pas été tenues. L’absence de mesures de protection efficaces, comme celles envisagées pour d’autres secteurs, a conduit à cette issue fatale. L’écart de prix avec les panneaux chinois, qui a été divisé par deux, a été le coup de grâce. Il y a une amertume palpable face à ce qui est perçu comme un manque de soutien et une passivité des autorités face à la destruction de la filière photovoltaïque européenne. L’espoir d’un plan de bataille pour le solaire, annoncé par le gouvernement, arrive trop tard pour des entreprises comme Systovi, qui se retrouvent abandonnées face à la concurrence mondiale.

Conclusion : Un avenir incertain pour le solaire français

La liquidation de Systovi et les difficultés persistantes de Photowatt mettent en lumière les défis majeurs auxquels est confrontée l’industrie solaire française. Face à une concurrence chinoise agressive, où les prix des panneaux sont considérablement plus bas, il devient ardu pour les fabricants nationaux de rester compétitifs. Malgré les plans de relance gouvernementaux et les objectifs ambitieux de développement du solaire en France, la réalité économique sur le terrain est brutale. Les mesures de protection envisagées par l’Europe, bien qu’utiles, risquent d’arriver trop tard pour des entreprises déjà fragilisées. Il est donc impératif de repenser les stratégies de soutien à cette filière, afin de ne pas hypothéquer la souveraineté énergétique du pays et de permettre aux acteurs français de trouver leur place dans ce marché mondialisé.

Questions Fréquemment Posées

Pourquoi France Solaire a-t-elle fermé ?

La société France Solaire, qui fabriquait des panneaux solaires, a dû fermer ses portes. C’est comme si elle a arrêté son activité. La raison principale est que les panneaux solaires fabriqués en Chine coûtent beaucoup moins cher. Les entreprises françaises ont eu du mal à vendre leurs produits à cause de cette différence de prix.

Pourquoi les panneaux solaires chinois sont-ils si bon marché ?

Les panneaux solaires chinois sont beaucoup moins chers parce que leur fabrication coûte moins cher là-bas. De plus, la Chine produit tellement de panneaux qu’elle en vend à bas prix en Europe, même si cela ne rapporte pas beaucoup. C’est comme si un magasin vendait ses produits à très bas prix pour se débarrasser de son stock.

La France veut-elle produire plus de panneaux solaires ?

Oui, la France veut produire plus de panneaux solaires chez elle. Le gouvernement a un plan pour installer beaucoup plus de panneaux solaires dans les années à venir. Pour cela, il faut que des usines françaises en fabriquent. La fermeture de France Solaire montre qu’il est difficile de réussir dans ce domaine en France pour le moment.

Qu’est-ce que l’Europe fait pour aider les fabricants européens ?

L’Europe essaie de trouver des solutions pour aider les entreprises européennes. Il y a une nouvelle loi, appelée ‘Net-Zero Industry Act’, qui pourrait aider. Elle pourrait rendre plus difficile l’entrée des produits chinois sur le marché européen, par exemple en regardant combien coûte la fabrication et en favorisant les produits fabriqués en Europe pour les commandes publiques. Mais ces mesures ne seront pas appliquées tout de suite, peut-être pas avant fin 2025.

Quelles sont les conséquences pour les employés de France Solaire ?

La fermeture de France Solaire a eu un impact direct sur ses employés. L’usine a arrêté de fonctionner d’un coup. Les salariés ont été accompagnés après la fermeture, mais beaucoup ressentent une grande déception et le sentiment que tout ce travail a été gâché, surtout quand ils voient que d’autres industries reçoivent de l’aide.

Pourquoi la reprise de Photowatt par Carbon a-t-elle échoué ?

L’entreprise Photowatt, qui fabriquait aussi des panneaux solaires, a eu des problèmes financiers pendant longtemps. Une autre entreprise, appelée Carbon, devait la racheter, mais elle a finalement renoncé. Cela a eu un impact négatif sur l’emploi et sur la fabrication de panneaux solaires en France.

Quelle est la stratégie d’EDF concernant Photowatt ?

EDF, qui possédait Photowatt, a décidé de se concentrer sur des activités plus rentables. Même avec des plans pour aider Photowatt, l’entreprise continuait à perdre de l’argent. EDF a donc décidé de vendre le site sans forcément garder l’activité de production de panneaux solaires.

Quelles leçons faut-il tirer pour le futur du solaire en France ?

Il faut que la France ait une stratégie claire pour aider ses propres entreprises dans le domaine de l’énergie solaire. Il faut aussi que le pays soit plus indépendant pour son énergie. Pour réussir, il faut que les entreprises françaises soient aussi compétitives que celles des autres pays, surtout face aux grands fabricants mondiaux.

Paul

Writer & Blogger

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